
Je m'endors dans un calme des plus complets, et je me réveille vers 5h30 au son du gazouillis des oiseaux >_<
Ce n'est pas forcément évident. Dans l'appartement, il y a encore beaucoup de cartons, de sac que je dois ouvrir, et des affaires qu'il faut ranger. Les araignées squattent assez souvent. Je ne les aime pas forcément beaucoup. Mais je ne les tue pas, je les relâche dehors. Je n'ai pas vraiment envie qu'elles viennent me câliner la nuit. Je préfère les bras d'Habibi *_*
Habibi, pour le voir, ça devient dur. C'est là que mon coeur s'affole, que les larmes coulent. Je n'angoisse pas. Nos vacances nous ont rendus encore plus forts, ont renforcé l'amour qui nous lie. On s'est découvert d'autres traits de caractère et c'était parfois explosif. Mais on a survécu à la météo très changeante de Cornwall, et on s'est senti léger, vivant, heureux. Maintenant, il me faut vivre un peu plus loin de lui qu'avant. Et ce n'est pas facile. Parce que je me suis très vite habituée à m'endormir près de lui sous la tente pour me réveiller blottie dans ses bras. Je me suis habituée à la tasse de thé partagée le matin, au snack de midi, au curry du soir. Je me suis habituée à ces instants de silence où l'on s'apprivoise tendrement. Et des fois, sans lui, j'ai l'impression de ne pas pouvoir respirer.
[Photos de Cornwall en plein tri, j'en publierai prochainement]
Et ici, c'est la folie. Parce qu'en plus des cartons, il y a cet essai que je rends le 31. Il y a cette présentation que je dois rattraper en visioconférence sur skype le 5 Juin. Et il y a le stage. Distillerie des Calvados Boulard. Parce que le Calvados, quand il est bien travaillé et respecté, c'est bon. Tous les jours, j'apprends des choses. Normalement aujourd'hui je me lance, je fais ma première visite. Il faut que j'assure. Je travaille tout le weekend et il y a des groupes qui viendront visiter, de grands groupes. Sauf qu'avec ce qu'il faut encore faire pour l'école, je n'ai pas vraiment eu le temps de retravailler ma trame de visite. Alors c'est frustrant. Et je n'ai même plus le temps de passer chez vous. Et ça, c'est encore plus frustrant !



